Concarneau, je connais bien, du moins je le pensais jusqu'il y a peu. Depuis toute petite, quand l'envie d'une balade bretonne un peu hors du temps se faisait sentir, on m'y a emmenée pour des promenades tranquilles dans la Ville Close, pour regarder le reflet parfait de celle-ci dans l'eau, oublier nos montres pour nous fier au grand cadran solaire de la ville, marcher sur les remparts et finir par nous asseoir les pieds au-dessus de l'eau en savourant une glace. Aujourd'hui encore, je continue de m'y rendre plus ou moins régulièrement.
Alors Concarneau, c'était la Ville Close, forcément, c'était ce qui faisait l'identité tout entière de la ville à mes yeux. Tout cela était d'une telle évidence pour moi, forgée depuis l'enfance, que l'idée d'en explorer davantage de la ville ne m'était même pas venu à l'esprit.
Allez savoir pourquoi la dernière fois que j'ai voulu aller m'y balader, mon instinct m'a poussée à continuer ma route, à passer devant la Ville Close sans m'y arrêter - toute honteuse presque que j'étais de la snober ainsi - et à rejoindre le front de mer.
Je n'avais rien prémédité de tout cela, effectué aucune recherche avant de venir, mais j'étais sûre que de belles balades me tendaient les bras autour de Concarneau. Après tout, le célèbre sentier des Douaniers (également appelé le GR 34), longe les côtes bretonnes sur plus de 1800 km, il devait bien y en avoir un petit bout dans le secteur où je me trouvais.
Je me suis donc garée derrière l'hôtel des Sables Blancs, qui borde la plage du même nom, et je l'ai trouvé, ce sentier des Douaniers. Il n'était pas difficile à trouver, il faut dire. Si un jour l'envie vous vient de venir explorer un peu du Finistère sud par la Côte et que vos pas vous mènent à Concarneau, rendez-vous sur la plage des Sables Blancs, longez-là jusqu'au bout jusqu'à trouver ce joli chemin côtier.
Cela vaut clairement le coup, car la suite, la suite c'est un festival de joli joli, de falaises escarpées et d'eaux turquoises, de nature brute et de panoramas grandioses à chaque virage. Et puis, ici et là, de petites criques qui se méritent, dont on profite, un peu seuls au monde.
Plage des Sables blancs
On laisse derrière soi la plage des Sables blancs tandis qu'on s'engage et s'élève sur le sentier des Douaniers.
Les jolies petites criques qui s'offrent au détour d'un virage.
Ce n'est sûrement pas un chemin secret pour les randonneurs assidus, mais il l'était resté pour moi jusqu'à ce jour, et cela me fait toujours quelque chose d'en découvrir encore de la Bretagne que je croyais connaître. Sûre que j'y reviendrai, sur ce sentier, que je devine encore plus beau aux premières ou aux dernières lueurs du jour.
Et je me réjouis du bon millier de kilomètres de côtes bretonnes qu'il me reste à découvrir grâce à ce chemin des Douaniers, qui doit son nom à la surveillance des côtes par les douaniers, entre la Révolution française et le XXè siècle, où il s'agissait de prévenir, jour et nuit, le débarquement de contrebandiers et de pilleurs d'épaves.
Au retour de ma balade, je n'ai pas pu m'empêcher de faire malgré tout une courte balade dans la Ville Close. Ne serait-ce que pour me récompenser de mes efforts avec quelques petites gourmandises (ici des kouignettes de la Maison Larnicol, autrement dit de mini kouign aman, gâteau typique de la Bretagne, fait de beurre… et de beurre !)
Connaissez-vous le Sentier des Douaniers ? Je serais ravie de pouvoir bénéficier de vos conseils, que vous soyez Bretons ou ayez été Bretons de passage, afin d'orienter mes prochaines découvertes. J'aimerais beaucoup prendre le temps d'aller explorer le sentier du côté de la Bretagne Nord, par exemple, que je connais très peu, et qui m'a tout l'air superbe également.