jeudi 20 septembre 2018

Londres, août 2018

Les articles se font un peu plus rares sur mon blog en ce moment, car, pour tout vous dire - si vous ne le savez pas déjà grâce à mon compte Instagram - je m'active actuellement en coulisses pour préparer des choses un peu jolies je l'espère, et sauter dans le grand bain d'ici le mois d'octobre... Je vous en reparlerai très vite. 
Et puis, le mois de septembre fut aussi celui d'un déménagement pour moi, et j'ouvre encore, petit à petit, un à un, les cartons de mon nouveau chez moi, piano piano. 

Mais dans mes cartons, justement, il y avait ce texte, écrit à la fin du mois d'août dernier, sur le chemin du retour quelque part entre Londres et la France, quelques mots pour retenir les images et les souvenirs avant qu'ils ne se dissipent comme il le font toujours un peu. Alors en attendant de prochains articles, je les pose là, ces mots. 

Londres, août 2018 - Marion Romain

Londres, août 2018 


Peut-être est-ce parce qu’au fond de moi je sais que sitôt le train entré en gare il faudra laisser d’autres priorités prendre le relais de ce voyage encore tout chaud, peut-être est-ce pour le faire durer encore un peu, peut-être est-ce pour tenter de retenir ce train, qui m'emmène si vite si loin des bus anglais, peut-être est-ce parce que j’ai envie de poser là ces impressions de retour de voyage, tout de suite, avant que ne s’estompent les souvenirs, peut-être est-ce pour toutes ces raisons que j'ai envie d'écrire des mots maintenant, des mots anglais, des mots de Londres, quelque part entre Londres et la Bretagne.

Je n’aurai pas de bonnes adresses à vous conseiller dans cet article, pas de recommandations. Seulement ces impressions, celle d’avoir quitté comme ma maison, une ville de cœur où je laisse toujours un petit morceau du mien, de coeur, accroché quelque part, pour être sûre de revenir. Une ville où me viennent toujours mille idées créatives. Londres, je voudrais te broder, te graver, te dessiner dans tes moindres quartiers. 

Je voudrais marcher encore et encore dans tes rues, en découvrir toujours plus. Je voudrais prendre le temps de ne rien faire entre tes murs de briques, aussi, simplement m’asseoir sur un banc et regarder marcher le monde, continuer de photographier tes habitants, imaginer les petites histoires brodées qui naîtront de ces furtives rencontres. 

Londres, août 2018 - Marion Romain

Je voudrais te connaître à l’automne, au printemps, sous la neige, sous toutes les coutures. 

Je voudrais déjà revoir Hampstead, sa colline aux cerf-volants tout en haut du parc Heath, le calme de ses ruelles cachées, le charme de ses maisons, où je me suis réinventée mille vies. Je crois bien que je peux encore, dans ma tête, tracer les contours de chaque fenêtre derrière laquelle je me suis imaginée habiter, et rêver, et vivre.

Londres, août 2018 - Marion Romain

Je voudrais déjà retourner vivre l’effervescence de Shoreditch, sentir encore les vibrations de ce quartier, son énergie, la foule de ses marchés bigarrés, ses murs bariolés. 

Et puis il y a cette maison, mon chez-moi d'un mois. Les petites habitudes que je n'ai pas mis bien longtemps à prendre. Le porridge traditionnel du matin, les carrés de chocolat râpés sur les flocons d'avoine, sous le regard du chat... Les réveils matinaux où je profitais du silence d'avant le jour, d'avant les escapades dans la ville, pour m'installer sur mon grand bureau blanc, et dessiner les broderies inspirées par les rencontres de la veille. 

Je voudrais me trouver encore derrière les fenêtres de cette maison, regardant les rares gouttes de pluie du séjour courir le long des vitres, me dire qu’il fait bon de pouvoir rester à l’intérieur. Vivre Londres aussi comme ça, dans le confort de toutes ces journées, un mois, sans se presser, sans avoir besoin de courir comme ces gouttes de pluie. Pouvoir vivre Londres comme ça, assise derrière la fenêtre, à regarder la pluie tomber. 

Londres, août 2018.
Londres, août 2018 - Marion Romain
Londres, août 2018 - Marion Romain
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mardi 4 septembre 2018

DIY de rentrée - Graver un phare pour garder le cap !

DIY gravure sur gomme

Après un premier article sur le contenu créatif de ma valise pendant mon voyage à Londres cet été, je fais aujourd'hui ma "vraie" rentrée créative sur ce blog. 

Cela faisait plus d'un mois que je n'avais pas eu l'occasion de toucher mes gouges de gravure, alors j'ai voulu reprendre en douceur avec un DIY tout simple que j'avais en tête depuis longtemps.

DIY gravure sur gomme

Vous le savez, je mets souvent mes linogravures à l'honneur par ici. Pour celles-ci, j'ai l'habitude d'utiliser des plaques de linoléum, ce matériau qui n'est autre que l'ancêtre des linos que nous posons aujourd'hui sur les sols. C'est mon matériau de prédilection, mais il est aussi tout à fait possible de graver des matières plus souples. On ne parle alors plus de linogravure à proprement parler, mais les petits tampons faits maison que cela permet de réaliser entrent tout de même dans la grande famille de l'impression. 

DIY gravure sur gomme

C'est l'idée qui me trottait dans la tête depuis plusieurs mois. J'ai acheté cette petite gomme pour une poignée de centimes chez Sostrene Grene, avec la ferme intention d'y graver un motif. 

DIY de rentrée - Graver un phare pour garder le cap !


En cette rentrée, pour fêter mes retrouvailles avec la Bretagne, c'est donc un phare que j'ai voulu graver. 
Et, en cette période de rentrée, quelle meilleure idée qu'un phare, pour nous aider à garder le cap, me direz-vous ? 

Matériel


DIY gravure sur gomme

Pour réaliser ce tampon, vous aurez donc besoin : 

- d'une gomme souple (privilégiez une gomme blanche à surface bien plane).

- de gouges de gravure. Pour cette gravure, je me suis servie de deux gouges de la marque Pfeil (ma référence ultime !). L'essentiel est de veiller à disposer d'une gouge fine, pour graver les détails très précis, et d'une gouge un peu plus large, en "U", pour éliminer de plus gros copeaux de matière
Pour ma part, j'ai donc utilisé la gouge en "U" de taille 11, ainsi qu'une gouge en "U" de taille 8 (plus large) chez Pfeil. 

Il s'agit de gouges d'excellente qualité, dans lesquelles vous n'aurez pas forcément envie d'investir pour un simple DIY. Si vous voulez seulement tester le procédé, avant de vouloir aller peut-être plus loin dans la linogravure, il existe également des kits de gouges moins onéreux, comme celui-ci, que j'ai repéré pour vous (mais pas testé). 

- d'un cutter ou d'un scalpel, pour rectifier de menus détails après avoir gravé. Le cutter peut être très pratique pour corriger un peu votre travail, si celui-ci manque de précision. Utilisez-le délicatement, car une fois qu'on a creusé, on ne peut plus revenir en arrière ! 

- de l'encre pour imprimer votre tampon. L'avantage, avec ces gravures sur gomme, c'est qu'elles permettent de se passer d'encres typographiques, que j'utilise habituellement pour la linogravure. Ces encres nécessitent un dispositif plus important, car elles s'appliquent au rouleau, et doivent être "travaillées" au préalable avec une spatule. 
Ici, vous avez simplement besoin de vous procurer un encreur, qu'on applique sur le tampon une fois gravé, afin de l'imprégner d'encre. Je vous conseille les encreurs de la gamme Versacraft, qui outre leur qualité, ont l'avantage d'exister dans une palette de couleurs très riche et d'être adaptées aux impressions sur papier aussi bien que sur tissu.

- d'une feuille de papier calque, et du modèle à reporter, que je partage avec vous juste en-dessous. 


DIY gravure sur gomme

Comment graver votre tampon 


DIY gravure sur gomme
  • Commencez par reporter le dessin que je partage avec vous. Décalquez le modèle directement sur l'écran de votre ordinateur, puis reportez-le sur votre gomme. Veillez bien à adapter le format du dessin à celui de votre gomme !
DIY gravure sur gomme
DIY gravure sur gomme
  • Munissez-vous de votre gouge la plus fine. On commence à graver les contours de dessin, au-delà desquels il s'agira de supprimer la matière par la suite. Ce que vous décidez de graver sera "en creux" une fois votre tampon terminé, et restera donc blanc à l'impression. Pour ce phare par exemple, j'ai souhaité que l'intérieur des fenêtres soit blanc.
  • La gomme est un matériau particulièrement tendre à graver par rapport à la linogravure, et les erreurs arrivent aussi moins vite, car les gouges dérapent moins dans la matière. En cela, c'est très agréable de commencer par des gravures sur gomme. 
DIY gravure sur gomme
  • Quand les contours sont gravés, prenez la gouge la plus large. C'est elle qui va vous permettre d'éliminer le surplus de matière, tout autour du motif. Avec votre gouge, partez toujours des bords du motif vers l'extérieur, jamais l'inverse, afin d'éviter les erreurs. 
DIY gravure sur gomme
  • Rectifiez les menus détails avec la lame d'un cutter bien affûté. 
  • Pour encrer votre tampon, appliquez votre encreur sur la gomme gravée, plutôt que l'inverse. Il est plus facile de cette façon d'encrer le motif, rien que le motif, et d'éviter les traces d'encre autour du motif. 
DIY gravure sur gomme

Sur quels supports utiliser votre tampon ? 


Les possibilités pour imprimer votre motif sont multiples. J'ai fabriqué un papier cadeau avec le mien,  mais vous pouvez tout aussi bien décorer des enveloppes, fabriquer des cartes, et même imprimer le tampon sur du tissu. Pour cela, privilégiez les encres compatibles avec l'impression textile, comme les encres de la gamme Versacraft, dont je vous parlais juste avant. 


DIY gravure sur gomme

J'espère que ce tutoriel vous motivera pour tester l'impression maison de manière plus simple que la linogravure. 
Voici une épingle Pinterest pour vous permettre de conserver cet article sous la main en attendant de vous y mettre. ;)

DIY gravure sur gomme

Alors, prêts à se lancer ?
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jeudi 30 août 2018

Retour de voyage : le contenu créatif de ma valise

valise créative - Marion Romain

C'est un peu ma rentrée sur ce blog, et je dois dire qu'écrire par ici m'avait manqué, après un mois d'août en semi-déconnexion, depuis mon Quartier Général londonien, où j'avais élu domicile pour un mois. 

J'en reviens la tête remplie d'idées créatives, d'une foule de personnages qu'il me tarde de broder, d'une envie de saisir les choses à bras-le-corps, de croire en moi, en mon instinct, et de concrétiser tout plein de projets qui dorment depuis trop longtemps maintenant. Je vous en reparlerai d'ailleurs très bientôt. 

Si vous avez suivi mes publications sur Instagram pendant ce mois d'août, vous avez pu voir que j'ai continué à broder activement, Londres étant un terrain d'inspiration(s) sans limite. J'aime à penser que certains projets créatifs des prochains mois seront nés là-bas, dans cette ville que j'aime tant. 

Retour de voyage : le contenu créatif de ma valise 



valise créative - Marion Romain

J'avais partagé quelques images du contenu créatif de ma valise sur Instastories avant mon départ, et vous aviez été plusieurs à me demander comment j'avais opéré mes choix de couleurs, comment j'avais réussi à lutter contre l'envie de tout emporter. Avant de ranger mon petit matériel créatif de voyage, je me suis dit que j'allais faire une réponse globale en dressant un bilan de mes choix par ici. 

Quel contenu créatif en voyage ? 


La question du contenu créatif de ma valise s'est d'autant plus révélée épineuse dans mon cas, que ce voyage, plus que des vacances, était une délocalisation totale de tout mon quotidien à Londres. Si je me suis octroyée une vraie pause sur la "blogosphère", en un mois, je ne pouvais pas mettre complètement entre parenthèses mes projets créatifs, j'avais besoin de continuer à leur consacrer du temps, à ceux en cours et à ceux à venir.  

Avant toute chose, en amont, essayez donc de cerner vos envies, vos priorités. Le voyage peut être un formidable terrain d'expression pour votre créativité, et l'occasion, aussi, de s'accorder plus de temps pour une passion créative qu'on a un peu délaissée. Qui sait, un joli carnet de voyage vous attend peut-être au bout ? 


valise créative - Marion Romain

Pour autant, je pense qu'il faut aussi être réaliste. Ce n'est peut-être pas dans ce voyage, précisément, que vous allez trouver le temps d'étrenner ce magnifique coffret d'encre de Chine qui dort dans votre placard depuis l'année dernière ! J'ai moi-même souvent pêché par excès d'optimisme en glissant dans ma valise tous ces médiums que je ne prenais pas la peine de tester dans mon quotidien. En général, ce sont ces outils que j'emporte pour rien en voyage, et je peste d'avoir alourdi ma valise inutilement. 

Demandez-vous donc bien ce que vous pouvez raisonnablement envisager de faire sur le plan créatif pendant votre voyage. 

  • Cela peut-être une technique à laquelle vous vous êtes déjà un peu initié, mais à laquelle vous n'avez pas assez de temps à consacrer au quotidien. Il sera sans doute plus facile de vous y mettre si vous n'avez pas à dépasser le stade de l'initiation, parfois décourageant, surtout quand le voyage est déjà bien chargé en explorations (et en fatigue). 
  • Cela peut-être une technique que vous maîtrisez bien, mais prise sous un angle inhabituel, de telle sorte que cela vous donne l'impression de sortir tout de même de votre routine créative, et que sa pratique pendant le voyage, demeure récréative. C'est un peu l'option que j'ai choisie, faisant naître un projet créatif étroitement lié à mon voyage, en utilisant la broderie. 
  • Bien sûr, vous pouvez aussi profiter du voyage pour tester une technique que vous vous promettez d'essayer depuis longtemps, mais en ce qui me concerne, je sais que ça n'a jamais été très efficace ! A réserver peut-être aux vacances reposantes, davantage qu'aux voyages pétris d'explorations et de longues journées de marche.

Mon expérience personnelle : le contenu créatif de ma valise


Maintenant que je suis rentrée, je peux dire que je suis plutôt satisfaite des choix que j'ai faits cette année pour le contenu créatif de ma valise. 

De l'aquarelle 

valise créative - Marion Romain


Forte d'un certain nombre d'échecs par le passé en termes de valise "utile", je n'emporte plus que très rarement mon coffret d'aquarelle en voyage. L'aquarelle est une activité qui me fascine, à laquelle je m'adonne de temps en temps, mais à laquelle je n'ai pas vraiment de temps à accorder dans mon quotidien créatif actuel, préférant consacrer celui-ci à la broderie et à la gravure. 

A priori, l'aquarelle pourrait donc être une activité susceptible de me tenter pendant mes voyages (initiation déjà faite, mais pas assez de temps à y consacrer au quotidien).  Or, je ne sais jamais à l'avance ce dont j'aurai envie pendant mon voyage sur le plan créatif, et je n'aime pas me sentir frustrée de ce point de vue-là, en me rendant compte que j'ai envie de peindre, sans avoir emporté le matériel adéquat. L'inspiration est une chose suffisamment complexe  pour ne pas la laisser s'éteindre de cette façon !

Le contenu créatif de ma valise est donc une affaire de compromis, et, comme pour les vêtements, de combinaisons gagnantes. De la même façon que je choisis toujours les pulls que j'emporte parmi ceux qui peuvent s'associer avec un pantalon aussi bien qu'une jupe, des tee-shirts et des chaussures fonctionnant avec plusieurs tenues, je recherche aussi le matériel créatif 2 en 1. 
  • Au lieu de mon coffret d'aquarelle, j'ai donc choisi d'emporter quelques crayons de couleurs aquarellables. L'avantage de ces crayons est qu'ils peuvent aussi bien être utilisés en tant que tels, comme crayons de couleurs, ou bien être utilisés avec de l'eau, comme aquarelle. 

Les crayons Watercolour de chez Derwent me conviennent très bien, car leurs couleurs sont particulièrement pigmentées, et se fondent parfaitement entre elles. 


valise créative - Marion Romain

valise créative - Marion Romain


  • Avec ces crayons, j'ai choisi de n'emporter aucun pinceau classique, mais de partir avec un unique pinceau à réservoir d'eau. Si je préfère les "vrais" pinceaux lorsque je peins chez moi, en voyage, je ne jure que par ce type d'outils, qui répond parfaitement au souci d'une valise pratique, utile et la plus multifonctions possible. Celui que je possède est un pinceau à réservoir d'eau Pentel, dont je suis pleinement satisfaite. 


Du matériel de broderie

valise créative - Marion Romain


Pour ce voyage, j'aurais pu avoir envie d'une pause en matière de broderie. J'ai interrogé mes envies avant de partir, et il me semblait clair au contraire que je ne souhaitais absolument pas mettre mes projets brodés entre parenthèses pendant un mois entier passé à l'étranger. Je crois même que j'avais la forte intuition que Londres me soufflerait quelques idées. 

valise créative - Marion Romain

  • En revanche, il n'était pas question d'emporter tout mon matériel de broderie. Je dispose d'une quantité assez importante de fils à broder et de couleurs, et je savais bien que je n'aurais pas usage du tiers d'entre eux. Je me suis donc imposée de faire entrer l'intégralité de mon matériel dans une petite boite très facile à glisser dans ma valise. 
valise créative - Marion Romain
  • Pour choisir les couleurs de fils à emporter, j'ai réfléchi à mes broderies du moment, des personnages dont je brode les contours, et auxquels j'ajoute quelques détails de couleurs. Si mon projet "les petits matelots" - laissé de côté en ce mois d'août - m'a portée plutôt sur la combinaison rouge et bleu, je n'étais pas sûre que mes envies seraient les mêmes à Londres. J'ai tout de même commencé par sélectionner ces deux couleurs (au cas où), puis j'ai réfléchi aux couleurs que m'évoquait  vraiment Londres.
J'ai pensé aux murs de briques, indissociables de cette ville dans mon esprit. J'ai donc glissé deux nuances de marrons / ocres chauds dans ma boite. 


valise créative - Marion Romain

Quand je pense à Londres, me viennent aussi immédiatement en tête les vêtements en tweed, les associations de matières des vêtements typiquement british. Des verts anglais, très profonds, des couleurs automnales. J'ai donc ajouté un vert forêt, deux nuances de gris, un vert plus clair, aussi, que m'évoquaient les parcs londoniens. 


valise créative - Marion Romain

Et puis, j'ai enfin pensé à la légèreté de l'été, n'excluant pas l'envie de broder des choses plus fleuries. Je me suis bâtie une petite palette en fonction, choisissant quelques couleurs pouvant répondre à des projets plus variés : quelques roses, du jaune pâle, un bleu ciel. Et du doré, pour ne pas exclure une petite touche de fantaisie.


valise créative - Marion Romain

De manière générale, j'ai fait en sorte d'emporter quelques tons chauds et quelques tons froids. Quelques couleurs un peu fortes, et quelques couleurs plus douces. Si je devais donner un seul conseil, ce serait celui-là. 

J'ai bien entendu ajouté une aiguille, un crayon à papier, un stylo noir indélébile, une gomme, une mini paire de ciseaux et un crayon pour tissu effaçable à l'eau, toujours dans ma petite boite. 

Et c'est tout. 


valise créative - Marion Romain

Mon bilan 


Avec le recul, je suis plutôt satisfaite de mes choix, car je n'ai manqué de rien, et je n'ai rien emporté qui m'ait encombrée sans raison. Si finalement je ne me suis pas franchement servie de mes crayons aquarellables, j'en retire d'autant moins de culpabilité que ceux-ci tenaient dans la toute petite boite que je m'étais imposée, y occupant une place minime. 

En broderie, le fait d'avoir interrogé mes envies en amont m'a été fort utile, car j'ai visé juste, et j'ai pu utiliser toutes les couleurs dont j'avais besoin, selon mon inspiration. 

J'ai bien fait de ne pas emporter de matériel de gravure, car les gouges auraient probablement été considérées comme des outils dangereux aux points de contrôle de l'Eurostar, et il n'était pas question de prendre le risque de me les voir confisquées. 

Je m'en suis tenue à des techniques que je connaissais, résistant à l'envie de glisser dans ma valise du matériel pour des techniques que je me promets de tester depuis des mois, et je suis sûre d'avoir bien fait : après des heures de marche passées à explorer Londres, je n'aurais certainement pas trouvé le courage de m'initier à une technique nouvelle ! 

J'espère que mon retour d'expérience saura vous aiguiller quelque peu la prochaine fois que vous vous trouverez bien pensif devant votre "valise créative". 


valise créative - Marion Romain

Si vous avez d'autres astuces pour faire les bons choix créatifs avant de partir en voyage, n'hésitez pas à m'en faire part dans les commentaires !
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vendredi 27 juillet 2018

Broderie Les petits matelots #3

Broderie Les petits matelots #3 - Marion Romain

Broderie Les petits matelots #3


Avant de partir en voyage, de laisser un petit peu ce blog en pause pour le mois d’août, et de quitter mes bords de mer bretons, j’avais envie de compléter cette série de broderies marines, avec une troisième version de mes petits matelots brodés. 

J’ai beaucoup aimé me mettre à l’heure bretonne pour accompagner mes broderies d’été cette année, simplifiant mon trait au maximum pour me focaliser sur l’essentiel avec ces personnages à pompon de marins. 

J’avais donc cette petite dernière à vous présenter avant de partir de l’autre côté de la Manche (et m’y laisser inspirer, sans doute, par d’autres éléments).

Broderie Les petits matelots #3 - Marion Romain


Quels fils, quel points j'utilise ?


Je brode avec les fils de coton moulinés de chez DMC, que j'utilise la plupart du temps avec 1 épaisseur de fil, 2 parfois, selon la finesse que je veux obtenir avec mon dessin. 

Comme pour les deux broderies précédentes dans cette série, que vous pouvez retrouver ici et , je suis restée fidele à mon code couleur de départ, avec un bleu marine (DMC 336) et un rouge (DMC 666), rehaussés ici d’une touche de jaune. 

  • La broderie est réalisée au point arrière pour tous les contours.

  • La marinière est réalisée au point de chaînette.

  • Les bordures du bachi (C’est ainsi qu’on appelle ces bonnets caractéristiques des marins) sont réalisées au passé plat empiétant, et le pompon au point de pompon, au sujet duquel vous trouverez quelques explications dans cet article sur mon lion brodé


Broderie Les petits matelots #3 - Marion Romain

Broderie Les petits matelots #3 - Marion Romain

Stop ou encore ? 


J’aime beaucoup le résultat de ces trois broderies ainsi mises ensemble, je trouve le triptyque plutôt intéressant à travailler, et - moi qui aime tant (me) raconter des histoires à travers mes créations - il me semble qu’à partir de trois, une histoire commence à se tisser entre ces personnages qui se ressemblent toujours un peu, qui se répondent. Je me plais à imaginer un début de petite collection autour de ces petits matelots

Peut-être (dans doute) d’autres broderies de petits matelots viendront donc s’ajouter à ce triptyque, mais avant cela, je vais à nouveau passer à l’heure anglaise, autre grande source d’inspiration pour moi

Je vous souhaite donc un bel été, et en attendant de nous retrouver avec un nouvel article par ici, je vous invite à me suivre sur mon compte Instagram, où je continuerai de partager mes petits bonheurs du quotidien, mes découvertes, ainsi que mes broderies de voyage s'il y en a, tout au long du mois à venir, que je m’apprête à passer à Londres. 

À bientôt ! 

Broderie Les petits matelots #3 - Marion Romain
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dimanche 22 juillet 2018

Ten little Positive things #103

vase aquacultures Kinto

1 - Découvrir des petites racines sur mes boutures de Piléa. J'avais trouvé ce vase de la marque Kinto chez Fleux, l'année dernière, et c'est seulement il y a quelque temps que j'y ai fait mes premières expériences de boutures. C'est un vase spécialement conçu pour les aquacultures, avec sa coupelle amovible, qui permet de ne laisser tremper que la tige dans l'eau. 

La feuille de Piléa que j'ai utilisée était tombée d'elle-même de la plante mère que je possède. Je l'ai glissée dans ce vase rempli d'eau sans trop y croire, et au bout de quelques semaines, j'ai pu observer les premières racines se développer, si bien que je lui ai ajoutée une copine, qui commence tout juste à faire des racines elle aussi. 

C'est si fascinant de pouvoir assister à ce petit spectacle grâce à la transparence du verre !

Tour de France 2018

2 - Voir passer les coureurs du Tour de France dans ma petite Bretagne, et raviver tout plein de souvenirs d'enfance.

The Handmaid's Tale

3 - Retenir ma respiration devant le final de la saison 2 de The Handmaid's Tale, cette série qui décrit le "quotidien" de la République dictatoriale et patriarcale de Gilead, où les femmes, frappées par un taux d'infertilité anormalement élevé suite à une catastrophe écologique, sont privées de tous leurs droits, et réquisitionnées comme mères porteuses pour celles qui sont encore en mesure de donner la vie.

La saison 1 m'avait laissée sur une atmosphère si âpre que je pensais que la saison 2 apporterait forcément une respiration relative. Finalement, la saison 2, construite par les scénaristes en marge du roman (écrit en... 1985 !) de Margaret Atwood, qui a servi de base pour la saison 1, s'est déroulée dans une ambiance tout aussi perfide, voire plus, irrespirable, insupportable, et pourtant terriblement bien amenée, trouvant davantage d'échos encore avec les dérives de nos sociétés occidentales actuelles.

bouquet d'hortensias

4 - Cueillir quelques têtes d'hortensias pour en faire un bouquet. Je pense que ces fleurs resteront toujours étroitement liées à mon amour pour la Bretagne dans mon petit coeur.
Feu d'artifices

5 - Assister au feu d'artifices du 14 juillet, au-dessus de l'Océan Atlantique.
glace Bankiz

6 - Déguster les glaces de chez Bankiz, encore et toujours, mon adresse chouchoute pour des glaces dans le Finistère.

Coupe du monde

7 - Me la jouer supportrice opportuniste de la toute dernière heure pour regarder - fait rarissime - un match de foot, avec la finale de la Coupe du monde.

Coucher de Soleil pointe de Trévignon

8 - Regarder le Soleil se coucher sur la mer.

broderie Marion Romain

9 - Terminer ces broderies de dessins d'enfant, que je vous présentais dans mon article de mardi cette semaine.

lifestyle


10 - Fuir la chaleur par une balade dans les sous-bois.
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mardi 17 juillet 2018

Broder des dessins d'enfants

Broder des dessins d'enfants - Marion Romain

Broder des dessins d'enfants

Qu'est-ce que j'ai aimé voir ces dessins d'enfants prendre vie autrement que sur le papier ! Et qu'il me tardait de les partager enfin avec vous !

Pour préparer un cadeau d'anniversaire à leur maman, il y a quelques semaines, j'ai confié une mission à mes neveux, celui de réaliser un dessin de bonhomme, que je broderais ensuite sur tissu. 

Ni une, ni deux, ils s'y sont mis de bon coeur, très enthousiastes à l'idée de participer à l'élaboration de cette surprise pour leur maman. Ils m'ont régalée de ce trait naïf et si charmant qu'ont les dessins d'enfants. 

Broder des dessins d'enfants - Marion Romain

Ensuite, j'ai pris le relais, essayant de ne pas trahir la spontanéité de leur trait, les petits ratés qui n'en sont pas, le coloriage approximatif. J'ai essayé de coller au plus près de leur première intention. 

Mon idée, dès le départ, était de présenter ces deux dessins en dytique. J'ai donc cherché le cadre parfait pour abriter ces deux portraits sur tissu, et c'est chez Cyrillus que j'ai trouvé le modèle parfait. 

Je suis vraiment ravie du résultat, qui m'offre l'occasion d'offrir un cadeau unique, fait avec amour... à 6 mains !  

Broder des dessins d'enfants - Marion Romain

Broder des dessins d'enfants - Marion Romain

Avez-vous déjà pensé à broder des dessins de vos enfants, ou des enfants de votre famille ? 

Je trouve que c'est une idée qu'on peut décliner de mille manières, comme cadeau personnalisé, pas vous ?

Et si vous souhaitez épingler cet article sur votre compte Pinterest, j'ai préparé un petit visuel, comme d'habitude ;)

Broder des dessins d'enfants - Marion Romain
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