samedi 18 décembre 2021

Noël 2021 : des romans graphiques à offrir ou à s'offrir


Quand on aime, comme moi, nourrir sa créativité de tous les médiums possibles, quand on est sensible à l'image autant qu'aux mots, il n'est pas étonnant de trouver dans les romans graphiques de quoi satisfaire son imaginaire, son inspiration, autant que sa soif d'histoires et de belles images. 


Depuis de nombreuses années, les romans graphiques sont ainsi pour moi, avec les ouvrages de littérature jeunesse, parmi les livres que je ne regrette jamais d'offrir et de m'offrir, parmi ceux que je garde et peux rouvrir inlassablement quand je ressens le besoin de m'évader à travers des images, de plonger dans des dessins à l'aquarelle, ou au crayon, à l'encre de chine... Ce sont toujours des voyages. Souvent, ils régénèrent mes propres inspirations, et me donnent envie de renouer, aussi, avec d'autres médiums plus traditionnels, ce que j'ai bien l'intention de faire en cette toute fin d'année. 


C'est une collection en cours de livres que je chéris, et que j'avais à coeur de mettre en lumière sur mon blog. Des livres qui, lorsqu'on trouve le style de mots et de dessins qui nous correspondent, réussissent à toucher au coeur avec d'autant plus de force et d'immédiateté. Certains m'accompagnent depuis de longues années, d'autres sont plus récents, mais la plupart m'ont séduite tant sur le fond que sur la forme, ce qui est généralement mon critère numéro 1 pour choisir un roman graphique.


Tous ne sont pas forcément encore entrés dans ma collection, notamment parmi les dernières parutions, mais il n'est pas impossible qu'ils se trouvent déjà sur ma Wishlist de Noël. 


Noël 2021 : des romans graphiques à offrir ou à s'offrir




 Les Strates, de Pénélope Bagieu

A travers ce nouveau livre, Pénélope Bagieu revient sur différentes "strates" de sa vie qui l'ont construite en tant que femme et autrice. Avec le trait qu'on lui connaît, elle nous fait tantôt rire, tantôt pleurer, elle nous bouscule et pique au coeur parfois quand certaines pages font miroir avec nos propres strates et souvenirs de vie. 

Alice Guy, de Catel & Becquel

Un roman graphique à glisser entre les mains de tous les passionné.e.s du 7è Art ! Alice Guy, bien trop longtemps laissée dans l'ombre de l'Histoire du cinéma, a pourtant été la toute première réalisatrice, tournant en 1896, tout juste un an après l'invention du cinématographe par les Frères Lumière, à 23 ans, son premier film, La Fée aux choux. Elle va réaliser d'innombrables films en France, côtoyer tous les grands pionniers de son époque, de Gustave Eiffel à Charlie Chaplin, partir à la conquête de l'Amérique, toujours sans vraiment recevoir la reconnaissance à la hauteur de son travail. Ce roman graphique la remet en lumière, avec un travail très bien documenté et une pointe d'humour appréciable. 

La jeune femme et la mer, de Catherine Meurisse 

Un ouvrage qui avait gagné mon coeur rien qu'à l'évocation de son titre, "La jeune femme et la mer". A l'intérieur, tout est sensible, et délicat, ou drôle, ou tout cela à la fois. A travers des dessins magnifiques, qui rappellent Hokusaï parfois, Catherine Meurisse nous emmène au Japon, où elle a vécu dans une résidence d'artistes à un moment où elle cherchait à renouveler ses inspirations au milieu des paysages japonais. Ce roman graphique, c'est tout un voyage, qui nous invite à questionner la place de l'être humain dans la nature, et l'insaisissable caractère du monde vivant. Un trésor de beauté. 

Ecumes, de Ingrid Chabbert, Carole Maurel

Un roman graphique oscillant entre le noir et blanc et la couleur, selon les émotions peintes. Beaucoup de sensibilité dans ce récit très personnel d'Ingrid Chabbert, mis en images par Carole Maurel, qui aborde le thème de la résilience après la perte d'un enfant, ou comment se reconstruire après un drame aussi dur, au delà des écumes.


Le faux soir, de Christian Durieux, Denis Lapière, Daniel Couvreur 

Un ouvrage très récent que je n'ai pas encore eu l'occasion de lire, mais dans lequel il me tarde de plonger, tant il semble documenté. Le faux-soir revient sur une action de la résistance belge menée en 1943, quand elle parvient à diffuser un journal pastichant le "Soir volé", quotidien belge confisqué par les occupants nazis. 50000 exemplaires parviendront à se faufiler pour être vendus, non pas seulement dans le circuit clandestin, mais aussi dans le circuit normal de diffusion, sous les yeux de l'occupant. L'épisode, bien que ponctué d'une fin tragique, puisqu'il vaudra à ses auteurs la mort ou la prison, fera du bruit jusqu'à Londres et Washington, soulignant la force de la satire comme arme de résistance face aux oppressions.

Le jeune acteur, de Riad Sattouf 

Dans ce roman graphique, Riad Sattouf revient sur le parcours de Vincent Lacoste, qu'il a lui-même propulsé au cinéma, lui l'adolescent timide et complexé de 14 ans, en lui offrant le premier rôle du film Les Beaux gosses. Difficile de trouver quelqu'un mieux placé que Riad Sattouf pour lui consacrer aujourd'hui ce livre. Beaucoup de chemin parcouru depuis, Vincent Lacoste étant devenu un des acteurs français les plus en vue, tantôt sérieux, tantôt pince sans rire, toujours un peu dans une sorte d'entre-deux mi comique mi tragique, que réussit bien à traduire ce livre. 



Je serai le feu, Diglee

Diglee met en lumière 50 poétesses des 19è, 20è et 21 siècles, parmi lesquelles certaines sont tombées dans l'oubli. A travers ce livre, elles retrouvent avec leurs poèmes, le devant de la scène, à travers une biographie, un portrait illustré par Diglee, et des extraits de leur oeuvre. 

Ce nouveau livre de Diglee est un trésor, beau à l'extérieur, beau à l'intérieur. Il ne ressemble à aucun autre. Il est à mes yeux un de ces livres qu'on aimera conserver après sa lecture, dans lequel on reviendra assurément se plonger pour feuilleter régulièrement quelques pages en quête d'un peu de poésie. 

Jane, le renard et moi, Fanny Britt, Isabelle Arsenault

Jamais déçue par les illustrations d'Isabelle Arsenault, ce roman graphique, paru en 2013, reste un de mes favoris encore aujourd'hui. Fanny Britt y raconte l'histoire d'Hélène, adolescente mal dans sa peau, moquée par ses camarades de classe, qui trouve refuge dans l'univers de Charlotte Brontë et de son oeuvre Jane Eyre. Difficile de ne pas être touché.e par le récit profondément sensible et poétique de cette adolescence, magnifiquement illustrée, dans laquelle on trouvera forcément des échos avec quelque parcours de vie, sur des questions toujours d'actualité.

Seul le silence, Fabrice Colin, Richard Guérineau

Pour les amateurs de thriller. Adapté du roman noir de Roger Jon Ellory, Seul le silence s'intéresse à un évènement tragique de l'enfance de son personnage, Joseph Vaughan, devenu écrivain à succès, quand il découvre, à 12 ans, le corps d'une fillette assassinée dans son village. Durant toute son adolescence, il tentera de fuir les séquelles de ce choc traumatique, qui continuera de le marquer jusqu'à sa vie d'adulte. Jusqu'à ce qu'il découvre, alors qu'il pensait l'affaire élucidée, que l'auteur des faits est toujours à l'oeuvre, et qu'il décide de prendre l'enquête à son compte. 

Dans la forêt, Lomig 

Lu l'hiver dernier, après deux confinements et une année particulièrement déstabilisante pour la planète entière, ce roman graphique m'a surprise par les parallèles que j'ai pu y faire avec ce monde en état de pause que nous venions de vivre. Que s'est-il passé exactement dans le contexte post-apocalyptique qui nous est présenté, pour que ces deux soeurs se retrouvent ainsi livrées à elles-mêmes, sans vivres et sans électricité ? L'histoire ne le précise pas, mais en voyant mentionnées cette "grosse épidémie" au détour d'une page, cette pénurie de médicaments, ces populations décimées, on est forcé.e de faire quelques liens avec notre époque actuelle. 

 Les illustrations, en noir et blanc, sont superbes et servent particulièrement bien le récit, détaillant tout aussi bien les expressions et les émotions des personnages, que les majestueux paysages de la forêt servant de théâtre à l'histoire. La forêt, elle-même, est un personnage à part entière. 

Cela pourrait être une de ces lectures plombantes qu'on voudrait s'épargner dans le contexte que nous vivons, mais Dans la forêt est au contraire rempli de lumière. Il est un retour à la nature, au respect de ce qui nous entoure. Il est finalement plein d'espoir et de leçons à tirer. 

Les grands cerfs, Gaétan Nocq

Adapté du roman de Claudie Hunzinger, Les grands cerfs s'accompagne d'une superbe palette et unité de couleurs, qui nous plonge immédiatement dans l'hiver, dans une sorte d'ambiance feutrée, comme enveloppée de silence. Gaétant Nocq nous transporte dans les forêts Vosgiennes, sur les traces des grands cerfs, aux côtés de Pamina et de son compagnon Nils, qui ont choisi d'y vivre isolés du monde. 


En faisant la connaissance de Léo, photographe animalier, Pamina apprendre peu à peu à observer les cerfs, découvrant du même coup leur extrême vulnérabilité face à certaines pratiques des humains. 



Les coeurs insolents, Ovidie, Audrey Lainé

Un ouvrage auquel j'ai été un peu plus sensible au fond qu'à la forme, qui revient sur la jeunesse des années 90, ambiance classe moyenne et vie pavillonnaire. Un monde d'avant les réseaux sociaux, avant l'hyperconnexion d'aujourd'hui, mais pas dénué de problématiques qui continuent d'être d'actualité. Ovidie trace des liens entre l'adolescence de sa fille, aujourd'hui, et sa propre adolescence, mettant en avant de nouveaux combats, en réveillant d'autres qui restent à poursuivre, s'interrogeant sur son rôle de mère. 

Bonjour tristesse, Frédéric Rébéna, d'après l'oeuvre de Françoise Sagan

On ne présente plus l'oeuvre de Françoise Sagan, et en proposer une adaptation en bande dessinée était à mes yeux un pari un peu risqué. Découvert dans la très belle boutique Boa de Rennes, dont la sélection de livres est toujours de qualité, ce roman graphique ne m'a pas du tout déçue, offrant à l'oeuvre originale un écrin, une matière plus riche encore, de quoi s'étoffer, ce qui a fait dire à certains que l'adaptation en venait même à dépasser l'original, ce qui est la preuve d'un joli tour de force.

Malgré tout, Jordi Lafèbre 

Douceur et poésie, dans les mots comme dans les images, pour cette histoire d'un amour platonique entre Ana et Zeno. Une relation singulière qui nous est présentée par une narration inversée, remontant jusqu'à sa source. 

En revenant en arrière dans le temps, on fait l'inventaire de tout ce qui a empêché cette histoire de prendre vraiment forme, tout autant que celui de tous les éléments qui l'ont malgré tout définitivement scellée, d'une certaine manière. Et c'est plutôt très beau. 

L'oasis, de Simon Hureau 

Dans cette BD, Simon Hureau raconte l'histoire de son jardin abandonné, auquel il a redonné vie, lui qui était tout à fait novice en jardinage, le transformant petit à petit en une vraie oasis de biodiversité. C'est le livre d'un passionné à la passion contagieuse, qui donne envie de se créer son petit jardin, de cultiver ses légumes et de s'émerveiller de ses premières récoltes. 

Peau d'homme, Hubert et Zanzim

L'histoire se déroule dans la Renaissance italienne. Bianca, jeune fille de bonne fille, est en âge de se marier, et son destin semble déjà scellé avec un riche, jeune et beau marchand. Peu motivée à l'idée de se marier avec un inconnu, Bianca découvre un trésor de famille, une "peau d'homme" qui permet de déambuler incognito sous les traits d'un homme. Grâce à elle, Bianco peut devenir Lorenzo, et mettre un pied dans le monde des hommes, prenant alors d'autant plus conscience de tous les interdits réservés aux femmes. 

L'histoire s'ouvre à des problématiques encore cruellement d'actualité, sur la question du genre, sur les injonctions faites aux femmes, dans une société encore profondément patriarcale, tout en oeuvrant pour une libération des meurs. 


Le baume du tigre, Lucie Quéméner

Dans cette famille d'origine chinoise, trois générations cohabitent, sous l'autorité de Ald, le patriarche, tyrannique. C'est l'histoire d'une quête, celle de l'émancipation au sein d'une famille conservatrice, où il est mal vu d'aspirer à devenir médecin plutôt que de reprendre le restaurant familial. 

  • Sous un dessin tout au crayon, sobre et très harmonieux, la quête de l'indépendance se fait dans un constant souci de la question des racines et de l'héritage culturel. 



Blanc autour, Wilfrid Lupano, Stéphane Fert

Dans l'Amérique du Nord de 1832, Prudence Crandall, institutrice, accueille dans son école une jeune fille noire, Sarah, dont l'arrivée est très mal perçue par la population blanche. Un an plus tôt, Nat Turner, un esclave noir alphabétisé, a pris la tête d'une révolte sanglante, ancrant dans l'esprit des locaux que l'alphabétisation des populations noires était un danger, alors même que l'esclavage n'est plus pratiqué dans la plupart des Etats d'Amérique du Nord. Sous la menace des familles de retirer leur enfant de l'école, Prudence Crandall ne cède pas, et crée la première école de jeunes filles pour la communauté noire américaine. 

Une histoire de sonorité, d'un combat contre le racisme, trente ans avant l'abolition de l'esclavage, qui résonne encore aujourd'hui. 

Les grands espaces, Catherine Meurisse

Ce livre, c'est une plongée dans le monde de l'enfance, celle de Catherine Meurisse, à la campagne, où naîtra sa vocation de dessinatrice, mais la nôtre aussi, et celle, au sens plus général du terme, où se forgent l'imaginaire et les rêves. 


Ne m'oublie pas, Alix Garin

Une tendre manière d'aborder le thème de la maladie d'Alzheimer à travers l'histoire de Clémence et de sa grand-mère, qui s'échappent de la maison de retraite de cette dernière pour partir sur la route, à la recherche de la maison d'enfance. Une quête qui s'avère surtout un prétexte pour se retrouver, pour défier le temps qui passe et en attraper chaque seconde passée ensemble. 


Vivian Maier, à la surface d'un miroir, Pauline Spucches

Quel incroyable destin que celui de Vivian Maier, qui photographia dans l'ombre durant toute sa vie, laissant nombre de ses clichés à l'état de négatifs, faute de budget pour les développer, pour finalement connaître une reconnaissance mondiale de manière posthume, et devenir une des plus grandes photographes du XXè siècle. 

Le parcours hors du commun de cette photographe, gouvernante pour enfants, méritait bien au moins une biographie dessinée, romancée, et celle-ci, tout juste parue, figure donc en bonne place sur ma Wishlist de Noël. 


Radium girls, Cy

Dans le New Jersey des années 1920, on suit un groupe de femmes au sein de l'usine qui les emploie pour peindre des cadrans de montres grâce au Radium, une substance luminescente aux propriétés étonnantes, synonyme de progrès. Très investies dans leur travail, les cinq ouvrières sont amies, se surnomment les "Ghost girls", et s'amusent, insouciantes, à se peindre les ongles ou le visage avec ce produit "magique", en réalité mortel, au contact duquel elles travaillent sans protection ni aucune mise en garde. Très vite, certaines femmes commencent à souffrir d'anémie, voire pire, et on comprend que cet épisode oublié de l'Histoire est celui du destin de personnes sacrifiées au nom du progrès technique. 

Le tout est superbement illustré par le trait, tout au crayon, de Cy, dans une palette allant du vert au violet. (En plus, la couverture brille dans la nuit !)




Cinq mille kilomètres par seconde, Manuele Fior

Il y a des livres qui nous saisissent tout entier.ère et qui nous accompagnent année après année sans parfois qu'on puisse se s'expliquer. Cinq mille kilomètres par la seconde est pour moi de ceux-là, et je pourrais aujourd'hui encore me fondre dans chacune de ses pages. La palette de Manuele Fior est magnifique, tantôt uniformément sépia, tantôt uniformément bleue, tantôt mêlant le rose au vert, offrant toujours un univers chromatique cohérent. Pour un peu, chaque case semblerait même avoir été faite comme un tableau, belle en tant que telle sans, et formant aussi partie d'un tout. 

Sur le fond, ce sont des êtres qui s'aiment, qui se sont aimés, éloignés, c'est une simplicité, c'est un peu doux-amer, comme la vie. 


Petite terrienne, Aisha Franz

Voilà presque 10 ans qu'est paru ce roman graphique, le tout premier d'Aisha Franz, et j'avais envie de lui accorder une place dans cette sélection, encore aujourd'hui. 

Le dessin, au crayon, est très doux, spontané, et semble hésiter autant que ses personnages, parfois (il y a même des endroits où l'autrice, manquant de place, se permet de déborder sur la case adjacente. L'histoire se déroule dans une cité pavillonnaire des environs de Berlin : une mère célibataire, dépressive, compose avec le quotidien, et rêve à celle qu'elle aurait pu devenir, entourée de ses deux filles. La plus jeune, "la petite", est en manque de repères familiaux, et s'échappe autant que possible dans son monde, celui des rêves et de l'imaginaire, tandis que la plus grande, adolescente, rêverait d'être déjà adulte.

C'est le récit d'une famille qui peine à communiquer, c'est une manière très réussie de capturer les non-dits. 

Max Winson, Jérémie Moreau

Adorés à leur sortie en librairie, le tome 1 et le tome 2 de ce roman graphique trônent en bonne place parmi mes favoris. Ils existent désormais sous la forme de cette intégrale, qui plaira forcément à tous les amoureux.euse.s de tennis. Max Winson, c'est l'histoire d'un joueur de tennis qui tiendrait à la fois de Bjorn Borg, de Rafael Nadal, de Roger Federer, de Novak Djokovic... et d'une machine : un joueur porté aux nues par le public, par la presse, adulé, et surtout invincible, n'ayant jamais perdu un match de toute sa vie. Pourtant, derrière l'hyper médiatisation, derrière la pression inhumaine qui peut peser sur les acteur.rice.s du monde sportive, il y a une autre réalité, celle de quelqu'un finalement fragile, qui ne s'est construit qu'à travers le sport. J'ai trouvé ce roman graphique très haletant et touchant à la fois, permettant de faire de nombreux parallèles avec le sport spectacle d'aujourd'hui. 

Bonne lecture, et très belles fêtes de fin d'année ! 

Les liens affichés dans cet article sont affiliés, et vous permettent d'accéder facilement aux fiches complètes des ouvrages présentés dans cet article. Si vous commandez via ces liens, un grand merci pour votre soutien. Je ne peux cependant que vous encourager à privilégier des achats en librairie quand cela est possible. 

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lundi 22 novembre 2021

Sélection de Noël Etsy 2021


A quelques semaines de Noël, comme j'ai plaisir à le faire chaque année, j'ai réuni à travers cet article une large sélection de créations coup de coeur repérées sur Etsy

Proposant moi-même mes créations sur cette plateforme, j'ai l'occasion de découvrir très régulièrement de jolies choses sur le site au gré des heures que je lui consacre. C'est donc avec grand plaisir que je partage cette sélection d'idées de cadeaux de Noël spéciale créateurs Etsy aujourd'hui. 

Soucieuse de valoriser au maximum les créateur.rice.s à proximité, la plupart des créations retenues pour cet article sont fabriquées en France, ou tout du moins en Europe


Affiche fleurie Monocotylédone (fabriquée en France)

Mobile en laiton (fabriqué en France)

Chaussettes tricotées à la main, par Wool Cocoon (fabriquées en France)

Boucles d'oreilles La Géométrie (fabriquées en France)


Boucles d'oreilles Rosâ, Jeannette Atelier (fabriquées en France)


Tirages d'Art inspirés des nuanciers Pantone, par Febe Demuyt (créatrice belge)

Bougeoir en bois, Carolin Carpentier (boutique française)

Boucles d'oreilles La Géométrie (fabriquées en France)

Boucles d'oreilles en bambou de mer et fleurs séchées, par Atelier Hosta (fabriquées en France)

Coussin fabriqué à partir de tapis Kilim vintage (fabriqué en Turquie), à compléter avec d'autres jolis modèles comme celui-ci, ou encore cet autre modèle.

Boucles d'oreilles fleuries en résine (fabriquées en Allemagne)

Reproduction d'une estampe japonaise, Atelier Bigarade (fabriquée en France)

Boucles d'oreilles Kariboo bijoux (fabriquées en Provence)

Petit dinosaure en céramique Barruntando (fabriqué en Espagne)

Pin's Poulette for life, Lolita Picco (créatrice française)

Soliflore chat Solenn Larnicol (fabriqué en France)

Créoles Kariboo bijoux (fabriqué en France)

Calendrier 2022 Oak Gallery (fabriqué en France)

Affiche Bom dia Romane Mendes (créatrice française)

Affiche Oak Gallery (fabriqué en France)

Ecureuil en céramique Barrutando (fabriqué en Espagne)

Renard Dodo Toucan (fabriqué en France)

 Mini Suncatcher, de Rayonne (fabriqué en France)

Bougie Vénus en cire de soja biologique (fabriquée en France)

Palette de peinture en céramique de Julia Lu (fabriquée en Espagne)

Collier AgJc (fabriqué en France)

Mobile Suncatcher de Rayonne (fabriqué en France). 

Vase origami (fabriqué en France)

Vase en bois recyclé (fabriqué en France)

Affiche El abrazo, Blancucha

Boucles d'oreilles AgJc (fabriquées en France)

Affiche nageuses, Depeapa, (créatrice espagnole)

Planches botaniques extraites d'un Atlas des plantes vintage (boutique française)

Nordens flora, années 1960 (boutique danoise)

Set de pins visage, Monochromatics (boutique française)


J'espère que cette sélection vous sera utile...

... Et bien sûr, des broderies et des linogravures vous attendent également sur ma propre boutique Etsy, où une dernière mise à jour devrait être faite d'ici la fin de la semaine. 

Les kits de broderie sont aussi en précommande jusqu'à la fin du mois de novembre, pour une livraison au pied du sapin de Noël. 

Etsy sélection de Noël

(Cet article contient des liens affiliés, ce qui veut dire que je perçois un petit % pourcentage si vous réalisez un achat via un de ces liens, sans répercussion sur le prix que vous payez. Merci pour votre soutien !)

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mercredi 29 septembre 2021

Tiny broderies - Le Carnet d'automne à broder

Il vous a beaucoup plu l'été dernier, pour cette nouvelle saison, le Carnet à broder revient sous une version automnale à télécharger sur ma boutique ! 

Carnet d'automne à broder - Marion Romain


Comme pour le précédent, le Carnet d'automne à broder se décline autour d'une quarantaine de petits motifs à broder, complémentaires de mes modèles de broderie plus complexes et/ou demandeurs en temps d'exécution.


Carnet d'automne à broder - Marion Romain

Tiny broderies - Le carnet d'automne à broder 

Que contient le carnet ?

Toujours très inspirée par l'automne, ce nouveau carnet a été pour moi l'occasion de laisser libre cours au développement de toutes sortes d'influences saisonnières, peuplées de petits animaux de la foret, renards entre autres, mais aussi quelques silhouettes comme je les affectionne plus généralement sur mes modèles saisonniers.

Une quarantaine de motifs qui se prêteront à toutes les manières de broder, que vous optiez pour un travail tout en remplissage, ou empruntant davantage au minimalisme. 

Carnet d'automne à broder - Marion Romain

Comment l'utiliser ? 


Le carnet d'automne à broder est proposé sous un format numérique. Il vous suffit de le télécharger après votre commande, et de l'imprimer, ou de n'imprimer que les pages contenant les dessins / motifs qui vous intéressent (le format de ces derniers pouvant être ajusté selon vos besoins au moment de l'impression), avant de les reporter sur le tissu à l'aide de la méthode de votre choix.  

Les dessins proposés pourront ensuite se prêter à diverses utilisations qui s'inviteront peut-être dans votre programme créatif de l'été (vêtements, customisation d'accessoires, tambours brodés décoratifs), à travers des broderies plus rapides à mettre en oeuvre, et pouvant toutes être reproduites à l'aide de points très simples, accessibles à tout le monde, comme le point arrière, par exemple, pour des broderies très fines, réalisées avec 1 seul brin de fil. 

Nombre de dessins proposés ont été pensés pour pouvoir être associés en duo ou trio qui se complètent, de façon à vous permettre de composer vous-même des scènes plus abouties et uniques. 

Un carnet d'automne, pour broder sous un plaid ou au coin de feu pendant toute la saison à venir ! 

Carnet d'automne à broder - Marion Romain


Le carnet d'automne est disponible au téléchargement dès maintenant juste ici sur ma boutique  Etsy MarionRomainShop.


Carnet d'automne à broder - Marion Romain

N'hésitez pas à épingler ce visuel sur Pinterest pour le garder bien en tête.


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lundi 27 septembre 2021

Stitchtober 2021, c'est quoi ? (présentation du challenge et conseils)

Le challenge Stitchtober 2021

Il y a quelques semaines, j'ai présenté ce challenge de broderie sur mon compte Instagram. Le Stitchtober, ça sonne un peu comme l' "Inktober", son bien plus célèbre grand frère, qui réunit des illustrateurs et illustratrices du monde entier autour d'un challenge de dessin tout au long du mois d'octobre. Le but ? Partager et publier un dessin par jour sur Instagram pendant un mois, en suivant une liste de thèmes communs. Un challenge idéal pour faire découvrir ses créations / son travail à une plus large audience, tout en découvrant de nouveaux artistes, grâce à un hashtag commun créé pour le défi.

J'ai moi-même plus d'une fois été tentée de participer à ce challenge, pour le plaisir, et puis... il y a quelques années, j'ai découvert le Stitchtober

Stitchtober 2021


Le Stitchtober, c'est quoi ? 

Le Stitchtober, c'est une déclinaison du challenge Inktober, appliquée à l'univers de la broderie. 

Son principe ? De la même façon que pour l'Inktober, il s'agit de réaliser une broderie par jour à partir d'une liste de thèmes communs, et de partager ses créations sur Instagram tout au long du mois d'octobre

Encore plutôt méconnu en France, cela faisait longtemps que ce challenge me tentait, sans que je parvienne à trouver le moment propice à cela. L'année dernière, le travail mené autour de mon livre Broderies dessinées (*) m'en a tout logiquement tenue éloignée, tout en semant en moi l'intention ferme d'y participer enfin l'année suivante. Et l'année suivante, c'est maintenant. 

Le Stitchtober : ma liste de thèmes 

Plusieurs listes de thèmes se côtoient sur Instagram, fruit de l'imagination de différent.e.s créateur.rices du monde entier. Pour me donner le maximum de chances d'aller au bout de ce challenge, j'ai eu envie de créer ma propre liste de thèmes, et d'entrainer dans cette aventure toutes les personnes passionnées de broderie qui suivent et apprécient mon travail. 

Cette liste de thèmes, la voici : 

Stitchtober 2021
#Stitchtober21bymr #Stitchtober2021

Le Stichtober : quelles sont les règles du challenge ? 

Le Stitchtober n'est pas un concours, c'est un challenge totalement gratuit n'engageant que la créativité de chacun.e. Il n'y a rien à gagner si ce n'est la satisfaction d'avoir relevé le défi, d'avoir partagé une aventure créative avec d'autres personnes tout aussi passionnées que soi. 

Grâce à la liste de thèmes proposés, il est aussi une manière d'amener et de pousser sa créativité plus loin - car il n'y pas de modèles imposés, ici, même si rien n'empêche de participer en reproduisant des modèles. De plus, grâce à la régularité qu'il suppose, il peut aider à s'octroyer ce fameux moment créatif qu'on ne s'autorise pas toujours au fil de nos semaines bien remplies. 

La règle principale : s'amuser

Il n'est absolument pas nécessaire de prendre part à tous les thèmes journaliers pour participer au Stitchtober. Publier une broderie par jour n'est sans doute pas aisé pour tout le monde (probablement pour personne, d'ailleurs !), du fait du caractère besogneux de ce médium, mais il serait dommage de s'interdire de participer parce qu'on ne sent pas en capacité de remplir le challenge en entier. Au contraire, saisissez-vous des thèmes qui vous plaisent le plus, et faites-en vos projets brodés du mois, qu'il y en ait 3, 10, ou 31

Un challenge créatif comme celui-ci doit être l'occasion de s'accorder et de baliser un rendez-vous créatif régulier dans son planning, mais ne devrait pas devenir une contrainte à mon sens. Prenez plaisir à réaliser vos broderies, qu'elles soient journalières ou plus occasionnelles, et surtout, ne culpabilisez pas d'avoir manqué quelques thèmes, ou bien d'avoir publié en décalé par rapport à un thème annoncé... Suivez vos propres règles. 

Le challenge autorise une liberté infinie dans l'interprétation des thèmes proposés, dans le choix du support, dans les couleurs utilisées, etc. 

Les hashtags du projet Stitchtober 

La force d'un challenge brodé comme le Stitchtober, à l'image de l'Inktober, est de pouvoir échanger avec les autres participant.e.s, de voir leurs contributions, de nourrir ses inspirations d'une belle émulation créative collective : il est toujours très stimulant et enrichissant d'un point de vue créatif de voir comment d'autres personnes se sont emparées d'un thème que nous avons nous-même illustré. C'est la raison pour laquelle chacune de vos publications Instagram dans le cadre du Stitchtober devra être associée aux hashtags : 

#Stitchtober21bymr 

(pour que je puisse identifier et repartager régulièrement les contributions réalisées à partir de ma liste de thèmes)

et 

#Stitchtober2021 

(pour que vos contributions soient associées au challenge global Stitchtober 2021, réunissant les contributions du monde entier, toutes listes de thèmes confondues). 


Stitchtober 2021

Quelques conseils pour le Stitchtober

A l'instant où j'écris, je suis moi-même bien moins avancée que je l'aurais souhaité, à quelques jours du début du challenge. Ceci étant dit, j'ai souhaité partager avec vous quelques conseils que je vais tâcher d'appliquer également. Ils sont bien sûr adaptés à ma pratique et au temps que je peux me permettre d'allouer à ce projet, mais seront peut-être utiles à certaines personnes parmi vous. 

  •  Déterminer un créneau dédié au challenge

Essayez de déterminer un créneau journalier (ou hebdomadaire) dans votre semaine, que vous pourriez allouer au challenge, en étant réaliste par rapport à votre rythme de vie / travail. Ceci devrait vous aider à fixer ce créneau dans votre tête comme un rendez-vous pris avec la création, et faciliter la tenue de vos objectifs (si tant est que vous souhaitiez participer à l'intégralité du challenge). Notez ce rendez-vous, comme vous le feriez avec votre séance de sport (!), pour l'ancrer comme une habitude. 

  • Organisation : dans la mesure du possible, préserver un temps d'avance dans son calendrier

Le challenge commençant le 1er octobre,  l'idéal serait d'avoir toujours une petite marge de sécurité temporelle, pour s'épargner tout stress occasionné par une broderie qui ne serait pas prête à temps. Je vais pour ma part tenter de tenir le challenge en brodant chaque jour le thème du surlendemain, afin de me laisser suffisamment d'aisance également pour prendre en photo chaque broderie à la lumière du jour, et m'accorder quelques retards "bonus" au fil du mois. Je partage ci-dessous avec vous un aperçu du calendrier que je me suis fixé - si tout se passe bien - pour ce challenge :

S1, S2, S3... = Stitchtober Jour 1, Jour 2, Jour 3... 

  • Connaître son objectif :

Pour faciliter la bonne tenue d'un challenge comme le Stitchtober sur la durée, je pense qu'il est important de se demander pourquoi on souhaite y participer, de connaître SON objectif, qui ne sera pas forcément le même pour tout le monde

- Participez-vous pour refaire de la place à la créativité dans votre quotidien ? 

- Participez-vous parce que la contrainte de thèmes imposés est un moteur pour vous ? 

- Participez-vous pour partager un challenge créatif avec une grande communauté de personnes passionnées ? 

- Participez-vous pour faire découvrir vos créations à d'autres personnes ? 

- Participez-vous pour commencer à créer vos propres broderies, en vous détachant des modèles ?

- Participez-vous pour affiner votre style / vous essayer à un nouveau style spécialement pour ce challenge / Pour vous constituer une série de créations formant un tout ? 

Savoir définir ses objectifs avec clarté aide généralement à garder le cap pour atteindre ces derniers. 

Mon objectif : 

Mon objectif principal, pour ma part, sera de décliner une série de broderies formant un tout, avec un élément commun à chacune d'elles, et de me nourrir d'un challenge engageant d'autres personnes que moi. 

Mon objectif second sera de me faire plaisir sur le plan créatif autour de thèmes automnaux, pour cette saison que j'adore. 

  • Garder des ambitions mesurées : 
Pour continuer avec une analogie sportive, le Stitchtober s'apparente davantage à de l'endurance qu'à un sprint. Par là, j'entends que ce n'est peut-être pas le contexte idéal pour se lancer dans des broderies très fournies, très complexes. Gardez-vous de vous lancer dans quelque chose que vous ne pourrez pas tenir sur la longueur, et privilégiez peut-être des dessins simples, qui vont à l'essentiel. Faites des choix compatibles avec ce que vous permet d'envisager votre emploi du temps. 

Quelques idées de partis pris : 

Libre à vous d'appréhender chaque thème du challenge indépendamment les uns des autres, sans chercher à créer de lien. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise manière de participer. 

De mon côté, ce challenge m'intéresse précisément pour dérouler comme une petite histoire en série, en créant du lien entre chacune de mes contributions. Ceci peut se faire de beaucoup de manières différentes, en choisissant une unité de quelque ordre que ce soit

  • une unité de couleurs (par exemple, optez pour une palette de couleurs unique, à partir de laquelle vous réaliserez chacune de vos broderies tout au long du mois).
  • une unité de support (grand tambour unique réunissant toutes les créations du mois, tissu de couleur, encadrement particulier... De belles idées originales sont déjà à découvrir sous le hashtag #Stitchtober21bymr sur Instagram, n'hésitez pas à aller le consulter). 
  • Une unité de sujet (en déclinant chaque thème autour d'un personnage unique, en invitant un élément commun sur chacune de vos broderies...)

Avec la multiplicité des directions possibles pour ce challenge, voilà qui devrait ouvrir la voie de belles interprétations, et à beaucoup de créativité ! J'espère, dans tous les cas, que ces conseils pourront vous être utiles. 

Bon challenge à vous qui participerez, si vous passez par là, et à très bientôt sur Instagram. ;)

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tout au long du challenge.



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