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vendredi 2 juin 2017

Retrouver Amsterdam


Amsterdam, c'est un peu comme une vieille amie. Cette année, c'est moi qui ai voulu vieillir dans ses rues, moi qui ai un rapport assez compliqué avec mes anniversaires, j'ai voulu rendre ce cap plus doux en partant là où je serais sûre de me sentir bien. Et j'ai retrouvé Amsterdam pour la troisième fois, la redécouvrant, après l'été, après l'hiver, sous les heures tièdes du printemps. 

J'ai rarement l'occasion de retourner deux fois dans la même ville, car lorsque la possibilité de partir en voyage se présente, ma curiosité pour de nouveaux endroits prend généralement le dessus et je préfère me confronter à des lieux qui me sont encore inconnus. Mais Amsterdam fait exception à cette règle, et je crois que je pourrais y retourner encore et encore, inlassablement. 
Cette année, je n'ai pas cherché à faire des découvertes à tout prix, j'ai voulu me glisser dans les rues d'Amsterdam comme on se glisse dans des pantoufles. C'est la porte de tout un chez moi que j'ai poussé, je me suis lovée dans chacun de ces quartiers si charmants, en retournant dans les endroits que j'avais déjà aimés lors de mes deux premières visites. J'ai marché jusqu'à Winkel 43 pour y déguster leur légendaire tarte aux pommes, comme la dernière fois, j'ai goûté à nouveau au carrot cake du Café Latei, suis retournée manger les délicieux sandwiches de chez Roem, où j'ai choisi celui au saumon, à l'avocat et aux câpres, comme la dernière fois. J'ai parcouru méthodiquement les 9 rues, encore une fois. J'ai marché sans but autre que celui de déambuler le long des canaux, poursuivi ma quête du plus joli vélo. Et comme je n'étais accompagnée d'aucune urgence de la découverte, d'aucune peur de ne pas avoir le temps de "tout" voir, je me suis assise dans les parcs et j'ai regardé les Amstellodamois vivre. 

J'ai ajouté, tout de même, quelques nouvelles adresses gourmandes à mon programme, me suis promis de revenir encore, rien que pour ne pas laisser périr le souvenir des cookies de chez Van Stapele. 
Je me suis laissée gagner par ce plaisir de me découvrir de premiers débuts d'habitude, des réflexes tout frais tout neufs, ceux-là même qui naissent au bout de quelques semaines quand on s'installe dans une nouvelle ville, ceux-là même qui nous font retrouver pour la première fois le chemin vers la boulangerie, le trajet pour se rendre à la boîte aux lettres la plus proche, nous font dire "je connais un bon primeur dans le coin"… 

Il m'a fallu un temps pour (re) trouver quelques petits repères, et puis quand tout cela m'a semblé devenir  plus fluide et naturel, l'heure de partir a sonné, comme toujours. Je voudrais garder le souvenir de tes rues toujours actualisé dans ma mémoire, chère ville d'Amsterdam, car je ne peux résolument pas te quitter sans te dire autre chose qu'à bientôt. 

Je vous laisse avec les quelques petites adresses qui sont venues s'ajouter à mes classiques : 

-  Van Stapele : les cookies tout chocolat - avec leur coeur au chocolat blanc - de cette adresse qui s'offre le luxe d'en faire son unique spécialité, sont absolument incontournables. Je ne sais pas comment ils ont pu m'échapper lors de mes deux premières visites d'Amsterdam, mais je peux dire que la première chose que j'ai faite à mon retour en France, a été d'aller voir s'il était possible de s'en faire expédier ! (malheureusement non...)

- Better and Leuk : après une balade dans Oyster park, je suis allée découvrir Better and Leuk, et me suis régalée du mélange des saveurs proposées parmi les options en take away, végétariennes et véganes. Beaucoup d'associations nouvelles, des mélanges épicés à merveille, pour une cuisine simple, mais que je n'ai pas forcément idée de faire au quotidien, pour moi qui suis toujours à la recherche d'alternatives savoureuses au régime carné. C'était vraiment, vraiment délicieux. 

- Bakers and Roasters : sur les conseils de Victoria, j'ai voulu aller découvrir le fameux "vege brekkie" de cet endroit. Là encore, je me suis régalée, et aurais voulu goûter à toute la carte, sans parler des gâteaux plus qu'alléchants présentés au comptoir. J'ai seulement regretté que la musique soit aussi forte dans le restaurant, je pense que ça ne fait pas honneur à la qualité de ce qui arrive dans l'assiette. 

- Herenstraat 10, une chouette boutique remplie de jolis objets de décoration, au beau milieu de ce qu'on appelle les "9 rues", au numéro 10 de Herenstraat, donc. 

Pour le reste, vous pouvez retrouver toutes mes adresses favorites à Amsterdam dans ces deux articles plus anciens : 


Vous avez, vous aussi, des villes de coeur dans lesquelles vous seriez capables de retourner encore et encore ?

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vendredi 18 mars 2016

Des souvenirs de voyage qui comptent

Lorsque je voyage, un de mes vrais plaisirs consiste à dénicher quelques petits objets souvenir à glisser dans ma valise du retour. C'est un défi qui m'accompagne pendant mes journées, avec comme mot d'ordre essentiel l'interdiction d'entrer dans des boutiques exclusivement dédiées aux souvenirs touristiques. 

Depuis de nombreuses années, à chaque voyage, je préfère en effet privilégier mes achats chez de petits artisans locaux, dans des boutiques coups de coeur proposant une sélection de produits choisis avec soin, sur des brocantes et vide-greniers, dans un quartier un peu secret déniché par hasard au terme d'une balade menée sans carte touristique. C'est ma façon à moi de faire de ces souvenirs matériels quelque chose qui ait du sens à mes yeux, et qui continue de compter une fois rentrée à la maison, le voyage terminé. 

Je me souviens d'un voyage scolaire à Venise, lorsque j'avais 16 ans, où j'avais été émerveillée par la profusion de masques vendus partout sur des stands, émerveillée presque jusqu'à l'écoeurement, incapable de me décider pour acheter un seul de ces masques, les trouvant outrageusement beaux ainsi disposés tous ensemble, tapageurs, mais aussitôt moins enthousiasmants lorsque j'en saisissais un exemplaire précis entre mes mains. Finalement, profitant d'un temps libre avec ma classe, j'avais déniché, dans une rue minuscule, le non moins minuscule atelier d'un artisan qui fabriquait ses masques en papier mâché, patiemment, faisant de chacun des modèles uniques. C'était autre chose que tout ce que j'avais pu voir jusque là, et j'avais utilisé mon argent de poche avec plaisir pour m'offrir un masque chez ce monsieur. 

Je rapporte généralement assez peu de choses dans ma valise, par souci de place, premièrement, de budget, ensuite, et enfin, parce que le mot d'ordre expliqué ci-dessus me permet déjà d'effectuer un tri drastique parmi toutes les jolies petites choses qu'on trouve à l'étranger,   par lesquelles j'aurais vite fait de me laisser tenter, grisée par l'ambiance du voyage. 

Lorsque j'ai un doute, dans une boutique, j'ai toujours le réflexe de me demander si je serais susceptible d'acheter cet objet en France, indépendamment du fait qu'il s'agisse d'un souvenir de voyage. En général, de cette manière, je me rends assez vite compte de la valeur que je porte réellement à l'objet, et je le repose très souvent s'il n'incarne "qu'un" souvenir de voyage à mes yeux. 

Si je regarde un peu quelques souvenirs rapportés de Freiburg, d'Istanbul et d'Amsterdam, dernièrement, je me rends compte que j'ai un faible tout particulier pour les linogravures et sérigraphies réalisées en édition limitée par des artistes locaux. Aucune référence visuelle aux pays ou villes visités dans ces impressions, rien qui ne les étiquette à priori comme des souvenirs de voyage, mais "moi je sais", moi je me souviens de leur provenance. Cette gravure d'Istanbul, venue de cette toute petite boutique complètement incongrue de l'île d'Heybeliada. Cette sérigraphie de Freiburg, de cette gigantesque brocante où m'avait emmenée mon amie Carina. Et enfin, cette gravure d'Amsterdam, que je vous présente aujourd'hui, dénichée dans la boutique The Otherist, probablement mon plus gros coup de coeur shopping, dont je reparlerai très bientôt. 

D'Amsterdam, j'ai donc rapporté peu de choses, mais ces petites choses (exception faite des souvenirs utiles, qui ont plutôt rejoint mes tiroirs) se sont déjà frayé un chemin pour intégrer ma décoration, pas prêts à en être délogés. 
Gravure de Suzanne Norris, tirage 27/30, "Cabinet de curiosités", à qui je vais devoir trouver un joli cadre.


Torchon et herbes à inhaler, de chez Dille et Kamille. (souvenir utile)

Cartes postales cactus, de chez Wildernis - Aimants en bois, de chez Dille et Kamille. 


Carreau blanc hollandais revisité par la créatrice Marga Van Oers, qui invite son humour et sa poésie sur des motifs anciens. J'ai choisi le modèle "Capitaine", pour la détermination et l'innocence positive que je voyais à travers ce petit garçon pirate.  

Et vous, comment concevez-vous 
les souvenirs de voyage ? 
Souvenirs matériels, immatériels, 
objets qui garderont du sens à vos yeux
 une fois rentrés dans votre environnement quotidien ?

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